France / sondage: en cas de dissolution, le Rassemblement national arriverait largement en tête

09:3831/08/2025, dimanche
MAJ: 31/08/2025, dimanche
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La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen (C en rouge), et le président du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Jordan Bardella (au centre à droite), visitent la 55e édition du Salon international de l'aéronautique et de l'espace - SIAE) à l'aéroport Paris-Le Bourget, au Bourget, au nord de Paris, le 19 juin 2025.
Crédit Photo : Thibaud MORITZ / AFP
La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen (C en rouge), et le président du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Jordan Bardella (au centre à droite), visitent la 55e édition du Salon international de l'aéronautique et de l'espace - SIAE) à l'aéroport Paris-Le Bourget, au Bourget, au nord de Paris, le 19 juin 2025.

Un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, publié samedi 30 août, place le Rassemblement national (RN) et ses alliés largement en tête des intentions de vote en cas de dissolution de l’Assemblée nationale française. Le parti de Marine Le Pen recueillerait entre 31 et 31,5 %, confirmant son statut de première force électorale.

La gauche unie (La France insoumise, Parti socialiste, Écologistes et Parti communiste) atteindrait 23,5 % des voix.


La coalition présidentielle Ensemble (Renaissance, MoDem, Horizons) reculerait fortement avec seulement 13,5 à 14 %, contre plus de 20 % en 2024. Les Républicains, de leur côté, obtiendraient 10,5 %, se plaçant derrière le camp présidentiel. Enfin, le parti Reconquête ! d’Éric Zemmour réaliserait une percée notable avec 4,5 à 5 %, contre 0,75 % en 2024.


Au-delà des chiffres, le sondage illustre une évolution de l’opinion. 53 % des Français estiment qu’il ne faudrait pas faire barrage au Rassemblement national, contre 46 % qui y restent favorables. Un signe de normalisation du parti d’extrême droite à l’approche d’une possible recomposition politique.


Cette enquête est publiée alors que François Bayrou engagera, le 8 septembre, la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale. En cas d’échec, l’hypothèse d’une dissolution, déjà évoquée par plusieurs responsables politiques, prendrait une nouvelle dimension.


Pour rappel, lors d'une déclaration récente à la presse, le Président français Emmanuel Macron a indiqué qu’il ne
"souhaite"
pas une nouvelle dissolution, mais qu’il ne se "
privera pas a priori d’un pouvoir constitutionnel".

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