
Après le coup d’État du 26 novembre en Guinée-Bissau, un gouvernement de transition de 22 membres a été mis en place, composé majoritairement de civils, à l’exception de trois militaires. Cinq femmes y occupent des postes ministériels, selon un décret présidentiel.
La plupart des membres de la nouvelle équipe sont proches de l’ancien président renversé Umaro Sissoco Embalo. Carlos Pinto Pereira, ancien ministre des Affaires étrangères, devient ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Jose Carlos Esteves et Fatumata Jau conservent leurs fonctions respectives de ministre des Travaux publics, du Logement et de l’Urbanisme, et de secrétaire d’État à la Coopération internationale et aux Communautés.
La nomination la plus notable est celle de Joao Bernardo Vieira, neveu de l’ancien président assassiné Nino Vieira en 2009, à la tête du ministère des Affaires étrangères. Vieira avait été candidat indépendant à l’élection présidentielle du 23 novembre. Par ailleurs, Ilidio Vieira Te, ancien ministre des Finances et responsable de la campagne électorale d’Embalo, a été nommé Premier ministre et ministre des Finances.
Les élections législatives et présidentielles du 23 novembre avaient été marquées par des contestations. Embalo, candidat à un second mandat, revendiquait 65 % des voix selon son équipe, tandis que son principal rival indépendant, Fernando Dias da Costa, se déclarait également vainqueur. Quelques heures après ces déclarations, les militaires ont pris le pouvoir. Embalo a été évacué le 27 novembre vers le Sénégal, puis s’est rendu à Brazzaville, en République du Congo, où il devrait rester environ un an, jusqu’à la fin du mandat du gouvernement de transition.
En réaction au coup d’État, l’Union africaine a suspendu la Guinée-Bissau de ses instances jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel, dénonçant fermement le changement de pouvoir illégal.













