
Le commandant de la marine des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a déclaré mardi que l’Iran est en mesure de fermer le stratégique détroit d’Ormuz "sur ordre des plus hautes autorités du pays".
Supervisant un vaste exercice militaire en cours dans cette voie maritime reliant le Golfe persique au golfe d’Oman, le contre-amiral Alireza Tangsiri a assuré, selon les médias iraniens, que ses forces sont prêtes à exécuter toute décision dès qu’elle sera prise par les dirigeants iraniens.
Il a précisé que les armements utilisés en situation de guerre seraient "totalement différents" de ceux présentés lors des manœuvres actuelles.
L’exercice, baptisé "Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz", a débuté lundi, à la veille du lancement du deuxième cycle de négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis à Genève, sous médiation omanaise.
Ces exercices interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington, accentuées par le déploiement de porte-avions et de bombardiers américains dans la région.
Vendredi, le président américain Donald Trump a annoncé l’envoi d’un second porte-avions au Moyen-Orient, alors que l’USS Abraham Lincoln est déjà positionné dans la zone avec plusieurs destroyers.
D’après les médias iraniens, divers systèmes défensifs et offensifs ont été mobilisés lors des exercices, au cours desquels des cibles désignées ont été détruites. Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a par ailleurs été interrompu pendant plusieurs heures lundi et mardi en raison de ces manœuvres.
Alireza Tangsiri a également affirmé que la marine de l’IRGC assure une surveillance permanente du détroit, l’un des passages maritimes les plus sensibles au monde, par lequel transite une part importante des exportations pétrolières mondiales. Cette veille permettrait, selon lui, de garantir la "sécurité de la navigation", alors que plus de 80 pétroliers et porte-conteneurs empruntent quotidiennement cette route essentielle au commerce mondial.
Ces développements coïncident avec la reprise des discussions nucléaires entre l’Iran et les États-Unis à Genève, près de deux semaines après un premier round tenu à Mascate. Les deux délégations ont rencontré séparément le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, avant l’échange de messages entre les parties.
La délégation iranienne est conduite par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, tandis que la partie américaine est menée par l’envoyé spécial Steve Witkoff, aux côtés du conseiller présidentiel Jared Kushner.









