L’ONU appelle la Syrie et les FDS à mettre pleinement fin aux hostilités et à garantir des retours sûrs après le cessez-le-feu

La rédaction avec
16:3520/01/2026, mardi
MAJ: 20/01/2026, mardi
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Des forces gouvernementales syriennes se tiennent debout sur un char chargé sur un camion le long d'une route dans la région de Khirbat At Tamr, au sud de la ville de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, le 20 janvier 2026.
Crédit Photo : BAKR ALKASEM / AFP
Des forces gouvernementales syriennes se tiennent debout sur un char chargé sur un camion le long d'une route dans la région de Khirbat At Tamr, au sud de la ville de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, le 20 janvier 2026.

Le bureau des droits de l’homme des Nations unies a appelé lundi l’armée syrienne et les Forces démocratiques syriennes (FDS) à mettre pleinement fin aux hostilités à la suite de l’annonce récente d’un cessez-le-feu, soulignant l’importance d’un retour sûr des civils déplacés et de l’obligation de rendre des comptes pour les violations des droits humains.

Dans une déclaration à Anadolu, le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Thameen Al-Kheetan, a indiqué que l’institution
"prend acte du nouvel accord visant à mettre un terme aux combats"
entre les deux parties.
"Les deux camps doivent désormais veiller à ce que les hostilités cessent effectivement et permettre aux personnes déplacées de rentrer chez elles dans des conditions de sécurité"
, a-t-il déclaré.
Le porte-parole a insisté sur la nécessité de rendre justice, affirmant que
"toutes les personnes responsables de violations et d’abus des droits de l’homme doivent être tenues pour responsables".

Il a également mis en garde contre une intégration inconditionnelle des FDS au sein des structures de sécurité de l’État, soulignant la nécessité de garanties fondées sur les normes internationales en matière de droits humains.

"Toute intégration de combattants dans les forces de sécurité doit s’inscrire dans un processus rigoureux de vérification fondé sur les droits de l’homme, afin d’exclure toute personne impliquée dans des violations ou des abus"
, a-t-il précisé.

Cette prise de position intervient dans un contexte de surveillance internationale accrue concernant la protection des civils et la responsabilité post-conflit en Syrie.

Dimanche soir, le président syrien Ahmad al-Sharaa avait annoncé un cessez-le-feu ainsi qu’un accord prévoyant l’intégration totale des FDS au sein des institutions de l’État.

Cette annonce faisait suite à une opération militaire de l’armée syrienne, qui a repris le contrôle de vastes zones de l’est et du nord-est du pays, après ce que les autorités ont qualifié de violations répétées par les FDS d’accords antérieurs conclus avec Damas il y a près d’un an.


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